cabinetgastro

Vendredi 2 novembre 2007

Helicobacter pylori

 

 

 

 

 

 

Helicobacter pylori : une bactérie qui se développe dans l’estomac, un milieu particulièrement  acide !
Cette bactérie est responsable d’une infection chronique de l’estomac, touchant la moitié de la population mondiale et plus de 80% de la population de la Guadeloupe !
L’infection à Helicobacter pylori est l’infection bactérienne chronique la plus répandue après la carie dentaire.
Une infection qui s’acquiert généralement pendant l’enfance, mais persiste toute la vie tant qu’il n’y a pas d’éradication. Une infection généralement silencieuse, mais en revanche fréquemment impliquée dans des maux chroniques gastriques comme l’ulcère.
Helicobacter pylori peut être responsable d’un cancer gastrique, qui fait presque autant de morts chaque année en France que les accidents de la route. C’est la première bactérie à être impliquée dans le développement d’un cancer.

 

 

Il existe un traitement simple et court, efficace dans 90% des cas qui permet de se débarrasser de l’infection en moins de deux semaines

 

 

Helicobacter pylori : qu’est ce que c’est ?

 

 

Helicobacter pylori est une bactérie qui fait partie de la famille des Helicobacter, bactéries présentes dans le tube digestif. 

 

 

Helicobacter pylori ne vit que dans l’estomac humain. Il tire son nom de sa forme en spirale et est doté de 2 à 6 flagelles qui lui permettent de se déplacer sur le mucus qui couvre la paroi de l’estomac.

 

 

Il paraît impossible qu’un organisme vivant tel qu’une bactérie puisse vivre dans un milieu très acide comme celui de l’estomac et c’est ce que les scientifiques pensaient jusqu’en 1982.
 C’est en effet, à cette date que deux chercheurs australiens John Robin Warren et Barry Marshall identifient puis cultivent pour la première fois une bactérie inconnue nichée dans la paroi de l'estomac de plusieurs patients atteints d'ulcères : Helicobacter pylori. Ils ont émis l’hypothèse que cette bactérie pouvait être responsable de troubles au niveau de l’estomac tels que l’ulcère.
Depuis, cette hypothèse a été confirmée car les  ulcères de l’estomac sont considérés actuellement comme une maladie due à l’infection par Helicobacter pylori  et se traitent, comme toute maladie infectieuse bactérienne, par des antibiotiques. Pour cette découverte, les deux chercheurs ont reçu en 2005 le Prix Nobel de Médecine.

 

 

Dans l’estomac, Helicobacter pylori  parvient à se protéger de l’acidité en sécrétant une enzyme : l’uréase. La bactérie se fixe alors à la paroi puis prolifère.
Elle provoque  une inflammation, appelée gastrite chronique, qui évolue généralement sans manifestation particulière et persiste tant que la bactérie est présente.
Par la suite des lésions gastriques liées à l’infection à Helicobacter pylori, telles que des ulcères ou un cancer gastrique, peuvent parfois se développer. Elles se constituent sur plusieurs années et évoluent lentement : il peut s’écouler parfois plus de 30 ans avant que les symptômes n’apparaissent !

 

 

Qui est infecté ?

 

 

On estime aujourd’hui que près de 50 % de la population mondiale est infectée par Helicobacter pylori. C’est l’infection bactérienne chronique la plus répandue chez les humains après la carie dentaire.
Toutefois, le taux d’infection varie en fonction de nombreux critères comme l’âge, l’origine géographique et les conditions de vie. Le mode d’infection est en effet lié à la promiscuité qui constitue un terrain favorable à la transmission de personne à personne.

 

 

L’infection à Helicobacter pylori se fait généralement dans l’enfance. Elle passe le plus souvent inaperçue et elle persiste toute la vie le plus souvent sans faire parler d’elle et sans conséquences.
Ainsi, dans les pays en voie de développement, l’infection est très rapidement acquise en raison des conditions d’hygiène et de la promiscuité : on estime que 80 % de la population y est touchée avant l’âge de 20 ans.
En revanche, dans les pays développés, 1 adulte sur 5  est infecté à l’âge de 20 ans.
En France, 5 à 10 % des enfants sont infectés et l’infection est rare avant 4 ans. Ce chiffre atteint  20 à 50 % chez les adultes. Après 60 ans, c’est près d’un français sur deux qui est infecté.
Avec l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène dans les pays développés, l’infection est moins fréquente pour les nouvelles générations que pour les anciennes.
En Europe, les migrants sont plus fréquemment infectés que les populations d’origine, et le taux d’infection est plus important quand le niveau socio-économique est bas.
Même si le nombre d’infections est très élevé, la plupart des gens n’ont heureusement pas de symptôme de l’infection.

 

 

 Comment s'infecte t'on ?

 

 

Helicobacter pylori est l’espèce inféodée à l’homme et ne vit que dans l’estomac humain. La transmission est interhumaine. L’infection a lieu dans l’enfance. Théoriquement, l’homme peut être contaminant par deux moyens : la voie orale ou par ses selles. La transmission de la bactérie se fait essentiellement par une transmission directe de personne à personne  oro-orale  et surtout gastro-orale. C’est à dire que la contamination se fait par un contact direct avec la salive infectée par des régurgitations ou lors des vomissements.
La transmission par les selles, suite à un contact par l’intermédiaire des mains ou encore à cause de l’eau et d’aliments contaminés, est plus rare et se rencontre plutôt dans les pays en voie de développement où l’hygiène est déficiente.
Le mode de transmission implique la proximité, c’est pourquoi Helicobacter pylori se transmet le plus souvent au sein d’une même famille, en particulier dans le sens parent-enfant ou entre enfants car ces derniers sont plus sensibles.

 

 

Une fois la bactérie parvenue dans l’estomac, elle  continue de proliférer tout au long de la vie tant qu’elle n’est pas éradiquée par un traitement adéquat.

 

 

Parmi les facteurs favorisant la transmission de l’infection, on retrouve la vie en collectivité, le partage des couverts, ou l’habitude de mastiquer les aliments donnés aux nourrissons.
Les facteurs liés aux mauvaises conditions socio-économiques et à l’hygiène sont également déterminants : absence de WC dans le logement, absence d’eau courante, mauvaise hygiène des mains après avoir été aux toilettes…

 

 

Quelles sont les maladies liées à Helicobacter ?

Les douleurs de l’estomac peuvent avoir de nombreuses causes.
En cas de survenue brutale de douleurs accompagnées de vomissements et de diarrhée, l’intoxication alimentaire ou la gastroentérite sont évoquées et la responsabilité d’un virus ou d’une bactérie est  suspectée dans ce contexte.
Mais si les douleurs sont chroniques, il existe peut-être des lésions de l’estomac imputable aussi à une bactérie : Helicobacter pylori.

 

 

•  Une inflammation chronique de l’estomac 

 

 

La bactérie provoque chez la personne infectée une gastrite chronique qui persiste toute la vie si l’infection n’est pas traitée. Le plus souvent, elle est d’évolution silencieuse sans manifestations ou symptômes particuliers.

 

 

•  Une révolution dans la prise en charge des ulcères de l’estomac et du duodénum

 

 

 La responsabilité d’Helicobacter pylori est à présent bien établie dans la genèse et l’entretien d’ulcères. Au niveau de l’estomac, Helicobacter pylori est responsable de 7 ulcères sur 10. Le duodénum est la partie de l’intestin qui suit immédiatement l’estomac, 9 ulcères duodénaux sur 10 sont liés à Helicobacter pylori. Depuis cette découverte, le traitement de l’infection en éradiquant la bactérie, permet non seulement de soigner l’ulcère mais aussi d’éviter les rechutes fréquentes.
Des précautions peuvent être à prendre avec certains médicaments. En effet, en cas d’infection par Helicobacter pylori , la prise de certains médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou l’aspirine pourrait augmenter les risques d’ulcère ou de saignement.

 

 

•  Helicobacter pylori, responsable de cancer de l’estomac

 

 

Dès 1994, l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer a classé Helicobacter pylori comme carcinogène de classe I, c’est à dire entraînant un risque de cancer certain chez l’homme. A présent, on estime que la bactérie est  responsable de 60 à 90 % des cas de cancers gastriques.  Par ce biais, Helicobacter pylori pourrait faire plus de morts par an que les accidents de la route, car le cancer gastrique est particulièrement meurtrier.
Cependant tous les sujets infectés ne feront pas de cancer gastrique, loin de là, 1 % des sujets infectés pourrait développer un cancer gastrique. Plusieurs années sont nécessaires pour parvenir à ce stade ultime, parfois même plus de 30 ans. Se débarrasser de l’infection évite cette évolution surtout si cela est fait précocement avant l’apparition de lésions.
Comme il y existe des prédispositions familiales au cancer gastrique il est vivement recommandé aux enfants, frères et sœurs de personnes ayant eu un cancer de l’estomac, de faire la recherche de l’infection à Helicobacter pylori et de la traiter si nécessaire.
Outre les prédispositions familiales, un certain nombre de facteurs favorisent l’évolution vers un cancer, en particulier :
- le tabac ,
- la surconsommation de sel, ainsi qu’une alimentation riche en saumures (viande ou poisson fumés en particulier), en viande rouge…
- Certains facteurs environnementaux (exposition aux nitrates et nitrites)
- Certaines souches plus virulentes d’Helicobacter pylori. 

 

 

 • Helicobacter pylori  responsable d’autres pathologies ?

 

 

De nombreuses études en cours cherchent des liens potentiels entre Helicobacter pylori et d’autres affections, comme la dyspepsie ou même des pathologies autres que digestives. Pour l’instant, certaines personnes peuvent ressentir un bénéfice sur leurs symptômes en se débarrassant de l’infection alors que  d’autres n’en auront aucun. Migraines, maladie de Parkinson, pathologies cardiovasculaires ou certaines pathologies immunitaires ont pu ainsi être reliées à l’infection à Helicobacter pylori  sans que pour l’instant ces  hypothèses ne soient confirmées.

 

 


Comment savoir si je suis infecté ?

 

 

Des douleurs répétées au niveau de l’estomac sont des signes à prendre au sérieux, il est toujours utile d’en parler à son médecin, en particulier si des antécédents familiaux laissent supposer une tendance particulière aux ulcères et/ou aux cancers gastriques.

 

 


Il existe plusieurs méthodes de diagnostic de l’infection.

 

 


Une fibroscopie de l’estomac peut être réalisée en fonction des symptômes et du contexte et surtout si le médecin la juge utile. Elle permet une visualisation directe de l’intérieur de l’estomac et du duodénum mais aussi la recherche d’Helicobacter pylori par un test court et par une analyse au laboratoire du petit fragment prélevé dans la paroi de l’estomac. Durant les 6 heures précédant l’examen, il faut être à jeun (sans boire, ni manger) sauf avis contraire du médecin. Il est aussi nécessaire de ne pas fumer.
 
On peut aussi réaliser un test respiratoire. Ce dernier se fait aisément au laboratoire d’analyses médicales : après avoir ingéré un liquide «révélateur » (urée diluée dans un verre d’eau), il suffit de souffler dans un tube, l’analyse de l’air expiré permettant de détecter indirectement la présence d’Helicobacter pylori. Pour cet examen, il ne faut pas avoir pris de traitement antibiotique depuis au moins 4 semaines et avoir arrêté tout traitement contre l’acidité gastrique depuis au moins 2 semaines ; de plus, il faut être à jeun : c’est-à-dire ne pas avoir bu ou mangé ou fumé depuis la veille au soir.

 

 


Comment puis-je me soigner ?

Si la bactérie est détectée dans l’estomac, elle peut être éradiquée grâce à un traitement court (1 à 2 semaines), simple et efficace dans 90 % des cas.

 

 

Helicobacter pylori est une bactérie, il faut donc la traiter avec une association d’antibiotiques, accompagnée d’un médicament pour lutter contre l’acidité gastrique pendant toute la durée du traitement.

 

 

On effectue par la suite un test de contrôle pour vérifier que la bactérie a bien disparu de l’estomac. La méthode de référence pour effectuer ce contrôle est le test respiratoire si la fibroscopie n’est pas nécessaire. La sérologie ne peut être utilisée dans ce cas, car les anticorps qui sont le témoin de l’infection peuvent persister plusieurs semaines.
Ce contrôle est nécessaire car la bactérie peut ne pas être éliminée dès le premier traitement. Ceci peut être du à une résistance de celle-ci aux antibiotiques utilisés mais parfois à un traitement mal ou insuffisamment suivi. Il est donc important de respecter scrupuleusement le traitement instauré par le médecin.

 

 

En cas d’échec, de nouvelles associations d’antibiotiques peuvent être préconisées.

 

 

L’éradication d’Helicobacter pylori stoppe l’évolution des lésions de l’estomac quel que soit l’âge du malade. Le bénéfice est donc réel même si on a été infecté depuis de nombreuses années. En ce qui concerne le cancer de l’estomac, il y a un bénéfice à traiter surtout si on traite précocement avant l’apparition des lésions.

 

 

Une fois la bactérie éradiquée, la réinfection est rarissime. Le traitement peut donc être considéré comme définitif.

 

 

Napoléon Bonaparte : un illustre infecté

 

 

Tout le monde se remémore les tableaux où Napoléon Bonaparte se tient le ventre d’une main, au point d’en devenir un signe distinctif qui fit le bonheur des peintres et caricaturistes de l’époque et même jusqu’à nos jours. La raison de cette manie est longtemps restée une énigme. Les soucis du pouvoir ? Des troubles digestifs ?
Depuis  sa mort, le 5 mai 1821, les causes de son décès ont fait aussi  couler beaucoup d'encre. Une enquête réalisée par une équipe internationale d’anatomo-pathologistes, américains, suisses et canadiens, a permis de faire la lumière sur les troubles gastriques dont souffrait l’empereur et sur les causes du décès à la lueur des nouvelles avancées scientifiques. L’hypothèse de l’empoisonnement est écartée.

 

 

Il tentait en fait par ce geste de calmer des douleurs répétées à l’estomac dues à un ulcère, qui a dégénéré en un cancer de l’estomac qui lui fut fatal.
On pense aujourd’hui que ces atteintes étaient liées à une infection chronique à Helicobacter pylori !

 

 

Par Dr DURAND- Dr ROMNEY
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Mercredi 27 septembre 2006

Mauvaise Haleine, Bouche amère : problèmes difficiles à résoudre

 

Réelle ou imaginaire ?

	Le gastroentérologue est souvent confronté au malade (ou à un entourage...) qui
            se plaint de "mauvaise haleine" (halitose).
            Il faut bien reconnaitre que l'on reste  relativement désarmé devant ce symptôme.
            Bien des praticiens éludent ou ignorent la plainte.
            D'autres ont recours  à des traitements symptomatiques  appris au gré de l'expérience.
            La subjectivité domine ce symptôme et la première question à se poser  pour le praticien
            est "le patient à-t-il réellement une mauvaise haleine?".
            La mauvaise haleine "imaginaire", ainsi que la mauvaise haleine du réveil, la mauvaise
            haleine du fumeur ne relèvent certainement pas d'un problème digestif  et il faut réorienter
            le patient vers un neurologue un psychiâtre ou son médecin traitant.
            Si la mauvaise haleine peut être perçue le problème est plus complexe.
            La réflexe le plus naturel doit être, si cela n'est déjà fait, de rechercher une étiologie
            buccale ORL ou pulmonaire. Ces causes sont de loin les plus fréquentes (de 50 à 90% des
            patients). Il est donc hors de question d'envisager une approche gastroenterologique
            sans avoir écarté avec soin une de ces étiologies.
            Finalement le nombre des patients  pour lesquels la mauvaise haleine peut faire rechercher
            une origine digestive est faible. On peut distinguer schématiquement la mauvaise haleine
            "spécifique", qui suggère immédiatement une étiologie, et la mauvaise haleine "aspécifique"
            qui nécessite une exploration plus large.
            
 

Certaines causes sont bien identifiées...

	Les causes classiques :
            1) Le foetor hépatique
            Lié à l'insuffisance hépatocellulaire, sans pour autant préjuger de son importance,
            2) L'ail et les oignons...
            
            

Les dérivés soufrés contenus dans l'ail (allium sativum) et les oignons (allium cepa) sont en grande partie de l'odeur caractéristique de l'haleine qui accompagne leur consommation. Ils diffusent si facilement que pour avoir les inconvénients de l'ail ou de l'oignon, il n'est pas même nécessaire de les consommer, le simple contact avec la peau et la muqueuse digestive basse (cas des "suppositoires" d'ail) suffit à provoquer l'haleine caractéristique. L'ail et surtout l'oignon sont aussi riches en substances flavonoïdes, riches en dérivés phénolés comme le Kaempferol et la quercitine. Ces derniers composés sont toutefois en grande partie inactivés par la muqueuse digestive. 3) L'alcool L'haleine de l'éthylique n'est certainement pas un motif fréquent de consultation mais peut incommoder l'entourage et surtout permettre au clinicien de suspecter un éthylisme nié... Cette haleine caractéristique apparait rapidemment après la prise puisque l'alcool est absorbé par la muqueuse gastrique et la muqueuse du grêle surtout au niveau iléal. La concentration dans le sang atteint sont maximum entre 15 mn à 2 heures après l'ingestion, en fonction des aliments ingérés; les graisses, les boissons gazeuses, le fructose, les boissons à très fortes teneur en alcool ralentissent sont absorption, alors qu'un alcool faible ingéré à jeûn est absorbé très rapidement.
 

Et la pathologie digestive?

	De nombreuses pathologies digestives sont "classiquement" rapportées comme étant à
            l'origine d'une mauvaise haleine.
            Toutefois il convient de souligner que la mauvaise haleine est exceptionnellement
            au premier plan de la symptomatologie.
            En fait le tube digestif  dispose de moyens efficaces  pour éviter la diffusion des
            odeurs de fermentation ou de putréfaction. La bouche de Killian ou sphincter supérieur
            de l'oesophage assure en principe une fermeture permanente de l'oesophage; sauf au moment
            des déglutitions. Seule son incontinence (très rare), des éructations  un hoquet ou des
            vomissements peuvent entrainer la perception d'une haleine fétide.
            Les éructations ne sont toutefois  pas au sens strict  assimilables à l'halitose.
            La muqueuse iléale et surtout la muqueuse colique sont ensuite un obstacle remarquable
            à la diffusion des produits volatils de fermentation; le foie métabolisant la plupart
            des produits soufrés qui pourraient être acheminés par le sang portal.
            Les régimes riches en viandes ou en graisse, la constipation, les diarrhées infectieuses,
            les colites inflammatoires, la colite ischémique etc... ne peuvent  donc pas être
            responsables  d'une mauvaise haleine. De même et contrairement à une idée répandue, une
            haleine fétide n'est pas un signe de pullulation bactérienne du grêle.
            Il n'y a donc aucun argument pour proposer une exploration colique, une désinfection
            intestinale, chez un patient se plaignant de mauvaise haleine même si... les imidazolés
            entrainent parfois une amélioration.
            En revanche certaines pathologies rares sont responsables; soit d'une mauvaise haleine
            permanente soit plutôt d'éructations nauséabondantes. C'est le cas du diverticule de
            Zencker, qui lorsqu'il est volumineux et occupé par un bézoard peut être révélé
            par une halitose. Mais le cas reste anecdotique comme les descriptions d'halitose associée
            à une fistule oesotrachéale, à une sténose du pylore ou à une fistule gastro-colique.
            Les pathologies  plus fréquentes tels la hernie hiatale, le reflux gastro-oesophagien,
            l'achalasie, le cancer de l'oesophage ou le cancer gastrique, ne sont qu'exceptionnellement
            révélés par une haleine fétide. Et encore  de toutes ces affections, seule la fistule
            oesotrachéale peut physiologiquement expliquer l'halitose.
            Les cas publiés d'halitose associée à la présence d'helicobacter pylori au niveau de
            la muqueuse gastrique auraient pu ouvrir la voie à une nouvelle approche de cette pathologie;
            malheureusement les rares études publiées ne reposent que sur des données d'interprétation
            subjectives et concernent un nombre faible de patients au regard du nombre des sujets
            infectés par helicobacter pylori.
            On constate donc  qu'il manque au gastroentérologue des études rationnelles, utilisant
            par exemple la chromatographie en phase gazeuse, pour lui permettre  d'expliquer  une
            halitose par une pathologie digestive basse ou haute. La seule investigation qu'il peut
            proposer au patient est une fibroscopie digestive haute afin de rechercher entre autre
            un processus tumoral; mais  la rentabilité de cet examen n'est pas connue dans cette
            indication...
            Les pathologies digestives pouvant être associées à une halitose
            fistule oesotrachéale
            Diverticule de Zencker
            hernie hiatale*
            reflux gastro-oesophagien*
            cancer de l'oesophage *
            cancer gastrique*
            sténose pylorique*
            fistule gastro-colique*
            infection par helicobacter pylori*
            insuffisance hépatocellulaire
            pullulation bacterienne du grêle*
            enterocolites infectieuses*
            * : affections pour lesquelles le lien de cause à effet n'est pas formellement établi
            
Par Dr DURAND- Dr ROMNEY
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Jeudi 21 septembre 2006

Ballon gastrique d'amaigrissement

L'intervention consiste à remplir un ballon dans l'estomac. Le volume occupé favorise la sensation de satiété et la perte de poids. Le système de ballon intra-gastrique est un dispositif temporaire dont l'utilisation ne peut dépasser un délai de six mois. Il est destiné à permettre la perte de la surcharge pondérale lorsqu'un programme d'amaigrissement surveillé n'a pas produit les résultats escomptés.

 

 

 

 


 

 

 

 


Implantation: Mise en place du ballon intra-gastrique par voie orale, sous contrôle endoscopique et sous anesthésie générale. Le ballon sera rempli avec de l'air par l'intermédiaire du kit d'introduction.


Indications:
Le ballon intra-gastrique est un dispositif temporaire dont l'utilisation est inférieure à six mois. Il est destiné à permettre une perte de poids lorsqu'un programme d'amaigrissement surveillé n'a pas été suffisant. Il peut s'appliquer chez des patients de 18 à 55 ans, en dehors des périodes de grossesse ou d'allaitement dans les indications suivantes :

Patients présentant une obésité (IMC de 30 à 40) responsable de risques médicaux sérieux.

Patients porteurs d'un diabète de type 2 difficilement équilibrable en raison du surpoids.

Patients avec une indication de chirurgie de l'obésité (IMC supérieur à 40 ou IMC supérieur à 35 avec des facteurs de comorbidité grave) mais ayant un risque chirurgical important ou refusant la chirurgie.

Utilisation préopératoire en cas de grande obésité dans le but de diminuer le risque chirurgical par une réduction pondérale partielle.

Dans tous les cas, la pose d'un ballon intra-gastrique doit être accompagnée de consignes diététiques et d'un suivi médical.


Le surpoids

Le surpoids est estimé selon le calcul du BMI ( ou Body Mass Index ou Indice de Quetelet) ou IMC (indice de masse corporelle) qui est égal au poids sur la taille au carré (BMI = Poids (en kilos) / Taille (en centimètres)2 )

On parle de surpoids quand le BMI est entre 25 et 30  

 

  Une obésité est définie par un BMI supérieur à 30.

 Une obésité sévère ou morbide est définie par un BMI supérieur à 40

  

 

 

Catégories selon l'IMC (ou le BMI) 

- IMC inférieur à 18,5

Poids bas

- IMC compris entre 18,5 à 25

Poids normal

- IMC compris entre 25 à 30 

Surpoids 

- IMC compris entre 30 à 40 

Obésité simple

- IMC compris entre 40 à 50

Obésité morbide

- IMC supérieur à 50

Super obésité

L'obésité morbide ou sévère est responsable de conséquences néfastes sur la santé:   hypertension artérielle, diabète de type 2, hyperlipidémie (augmentation du cholestérol et des triglycérides dans le sang), syndrome d'apnée du sommeil, accidents cardio-vasculaires,  pathologies articulaires à type d'arthrose des articulations portantes (genoux, hanche, cheville, pied...), lombalgies, hernies discales,  hernie, éventrations, augmentation de l'incidence de certains cancers, macérations, mycoses des plis, infections... , conséquences psychosociales.....

Contre-indications:
L'utilisation d'un ballon intra-gastrique est contre-indiquée pour un amaigrissement à seule fin esthétique ou pour des patients avec un IMC inférieur à 30 à moins que des risques psychologiques graves soient susceptibles de régresser avec la perte de poids.

Par ailleurs, un certain nombre de conditions physiologiques ou pathologiques contre-indiquent la pose d'un ballon intra-gastrique :

1. Toutes les maladies inflammatoires, sténosantes ou potentiellement hémorragiques du tube digestif sont une contre-indication à la pose d'un ballon intra-gastrique, en particulier les ulcères gastro-duodénaux, la maladie de Crohn, les varices oesophagiennes ou gastriques, les antécédents d'occlusion intestinale. Les hernies hiatales volumineuses ou compliquées et les malformations oesophagiennes (sténoses ou diverticules) sont également des contre-indications.

2. Les
antécédents chirurgicaux du tube digestif
particulièrement gastriques ou oesophagiens et la chirurgie du reflux gastro-oesophagien.

3. Les
troubles psychiatriques
, la dépendance aux drogues ou à l'alcool ainsi que le refus d'un suivi médical et de consignes diététiques.

4. La
grossesse et l'allaitement
.

5. Les
anomalies de la coagulation
ou prise de médicaments modifiant la coagulation.

6. Un
traitement chronique par aspirine, anti-inflammatoire non stéroïdiens ou corticoïde.


Perte de poids envisagée
La littérature scientifique relate une perte de poids moyenne de 15 kg (0 à 82 kg suivant les patients).



Les résultats                           

 Les personnes bénéficiant d'un ballon intra gastrique peuvent espérer une perte de poids significative dans les 6 premiers mois. La quantité de poids perdu et la durée pour laquelle pour cet amaigrissement est maintenu dépendent des changements à long terme qui sont adoptés en matière de repas et d'exercices physiques. Le tableau ci dessous donne les résultats obtenus d'études cliniques publiées sur le ballon intra gastrique.

 

Étude publiée

Genco
(Italie)

Hervé
(Belgique)

Scherperisse
(Pays Bas)

Nombre de patients

151

320

489

Perte de poids moyenne

21

12

21 

 

Par Dr DURAND- Dr ROMNEY
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Vendredi 7 juillet 2006

 

  DOCTEURS  

 Magali DURAND  et   Rémy ROMNEY 

 

Hépato-Gastroentérologues 

 

  

 


Maladies de l’appareil digestif, du Foie,  

 des Voies Biliaires et du Pancréas 

 

 

 

 

 

 

 

 

Galeries de Houelbourg  

97122 Baie-Mahault GUADELOUPE 

Tél/Fax : 05 90 26 19 48  

cabinetgastro@gmail.com  

 

 

Domaines d'activité de l’Hépato-Gastroentérologue

 

 

  • Maladies d’organes :  
    • Maladies du Foie et des voies biliaires  
    • Maladies du Pancréas  
    • Maladies du tube digestif  

 

  • Endoscopie interventionnelle :  

o         Endoscopie digestive haute : techniques d’hémostases (ligature de varices oesophagiennes, colle de varices cardiotubérositaires, sclérose, pose de clips), polypectomie, mucosectomie, gastrostomie per-endoscopique, ablation de corps étrangers, ballon d’amaigrissement…

o         Endoscopie digestive basse : polypectomie, mucosectomie, ligatures d’hémorroïdes…   

o         Echographie abdominale et urinaire : diagnostique, ponction biopsie hépatique, alcoolisation de métastases et/ou de tumeurs primitives du foie, ponctions d’organes échoguidées (pancréas, ovaires)  

o         Proctologie courante   

o         Echoendoscopie diagnostique    

o         Cholangio-pancréatographie rétrograde par voie endoscopique diagnostique et thérapeutique  

 

Dr DURAND et Dr ROMNEY sont attachés à la clinique : les "Eaux Claires" 

Moudong Sud  97122 Baie-Mahault
Tel. 05 90 97 62 62

   

Horaires des consultations

 

 

lundi

mardi 

mercredi

jeudi

vendredi

Matin

 

Dr DM 

Consultation 

Consultation

Endoscopie

Consultation 

Dr RR

Endoscopie 

Consultation

Consultation 

Consultation 

Consultation 

Après-midi 

 

Dr DM

Consultation

Endoscopie

Consultation 

 

Consultation 

Dr RR

Endoscopie 

Endoscopie

Consultation

Endoscopie

Consultation

 

 

Honoraires des consultations et des principaux actes

  

Secteur d’activité : secteur 2 conventionné (Les consultations et les actes sont remboursés par la Sécurité sociale sur la base du tarif de la convention (par exemple 23 € pour une consultation), le dépassement peut être pris en charge partiellement ou totalement par une mutuelle complémentaire selon la garantie que vous avez souscrite).

Membre d'une association de gestion agréée, le réglement des honoraires par chèque est accepté

    

Informatisation des dossiers médicaux

Conformément à la loi Informatique et Libertés (CNIL janvier 1978), il est porté à votre connaissance que le cabinet médical est équipé d’un logiciel qui permet la tenue d’un dossier médical informatisé.

 

 

  Urgences et permanence des soins  

En cas d'urgence, les patients qui ont consulté les docteurs DURAND et ROMNEY disposent du téléphone du service des urgences de la clinique les Eaux-Claires (0590 97 63 68 ) ou le cabinet (05 90 26 19 48) .

 

Conseils, avis et prescriptions à caractère personnel

Les recommandations de l'ordre national des médecins interdisent aux praticiens de donner conseils, avis ou prescriptions à caractère personnel par le biais d'Internet. En conséquence il ne pourra pas être répondu favorablement aux demandes de conseils personalisés ou de consultations par email

 

 

   

"Le médecin s'interdit de donner des informations, conseils, avis ou prescriptions à caractère personnel car il ne peut considérer l'internaute comme un patient. Il doit, dans ce cas, le renvoyer à un médecin en mesure de pratiquer un examen clinique. En aucun cas, les avis fournis ne peuvent constituer directement ou indirectement un diagnostic et comporter directement ou indirectement une prescription."    

 

Il ne sera répondu à aucune demande de conseils, avis ou prescriptions à caractère personnel par email 

Par Dr DURAND- Dr ROMNEY
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Vendredi 7 juillet 2006

Indications, Principes d'une Cholangio-Pancréatographie Rétrograde par voie Endoscopique (CPRE): voir l'article du Dr Didier MENNECIER sur Hepatoweb: http://www.hepatoweb.com/informationcpre.html

 

Par Dr DURAND- Dr ROMNEY
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